Quand nous écrivions cette article sur les soucis de Express Union face à l’entrée sur le marché des transfert d’argent de MTN mobile Money et Orange Money nous insistions sur le fait que le gâteau africain intéresse de plus en plus de monde (occidentaux, asiatiques, etc) et que nos dirigeants d’entreprise devaient profondément revoir leur stratégie et leur mode de gestion. Après le transfert d’argent, voilà maintenant que le groupe Orange s’attaque au secteur de la banque classique avec sa filiale Orange Bank qui va bientôt lancer sur le continent une offre de baque digital qui a de sérieux arguments. Et si ce n’était que les occidentaux, voilà que désormais  même mes amis asiatiques s’y mettent avec des fintech vraiment ambitieuses. Quasiment tous les secteurs de la finance classique sont visés: banque, assurance, gestion d’actifs. La plus emblématique d’entre elle est certainement Ant Financial (qui détient par ailleurs le service de paiement en ligne  AliPay crée par le géant du e-commerce chinois Alibaba) qui est aujourd’hui valorisé à près de 60 milliards de dollars.  Certes on ne les annoncent pas encore directement sur le marché africain mais ça ne saurait tarder. Actuellement ils mettent en sérieux challenge la finance classique en Asie et avec le juteux marché Africain où le taux de bancarisation et d’accès financiers est relativement faible il y a de quoi se faire une place au soleil. Je ne vais pas ici pleurer le sort des banques filiales de groupe étrangers mais mon article s’adressent avant tou aux banques et micro-finance à capitaux majoritairement comme le crédit Communautaire d’Afrique; AFriland Fisrt Bank, etc. Que nos dirigeants d’entreprise africaine commencent donc à anticiper cette évolution sinon ils n’auront leur yeux après que pour pleurer. Ils doivent (au risque de nous répéter) comprendre définitivement une chose: votre plus sérieux concurrent ne se trouve plus désormais tout près de vous, il peut être à l’autre bout du monde et vous abattre à petit feu.

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